De nos jours, l’IA fait partie intégrante de nos vies. Un outil qui, en peu de temps, a pris énormément d’ampleur. On peut s’en servir dans notre quotidien, pour une recette, calculer facilement des chiffres ou même demander des conseils sur une situation. On peut également s’en servir dans notre vie professionnelle : rédiger un mail, corriger nos fautes, demander de l’aide sur une communication professionnelle, etc. Alors, quand faut-il mettre des limites à ce que nous dit l’IA?
Dans ce blogue, découvrez comment bien utiliser l’IA tout en gardant un regard critique et une expertise humaine. Car aujourd’hui, ce qui fait réellement la différence, c’est notre capacité à analyser, à créer et à prendre des décisions stratégiques.
IA en marketing et communication : un outil puissant, mais pas infaillible
Les nombreux modèles d’IA, ChatGPT, Claude, Gemini, etc., sont des outils qui auront toujours une réponse à ce que vous leur demanderez. Il est donc important de faire la différence entre une réponse bien rédigée et la qualité (et véracité) de l’information fournie.
En effet, la qualité d’une réponse ne doit pas être confondue avec la qualité de sa formulation. Quand on en vient à écrire à l’IA, quelle qu’en soit la raison, c’est que nous avons déjà soit un doute, soit l’envie de gagner du temps ou de simplifier notre réflexion. Il y a donc plus de chance de se laisser plus facilement convaincre par la réponse qu’on aura, car cela va être une solution rapide et facile à avoir.
Il est important de prendre conscience que l’IA peut se tromper, peut inventer une information ou une source et que certaines informations peuvent être incomplètes ou manquer de contexte.
Ainsi, une IA peut produire une réponse convaincante sans que cette réponse soit nécessairement exacte.
Il faut donc vérifier chaque information.
L’IA ne connaît pas votre entreprise comme vous la connaissez
Une entreprise ne se résume pas à son site web, à quelques informations sur internet ou à des données dans un prompt.
L’IA peut travailler à partir des informations qu’on lui fournit, mais elle ne possède pas spontanément toute cette connaissance de l’entreprise. Il est donc important de prendre le temps de lui donner tout le contexte nécessaire pour votre besoin. Il vaut mieux en dire trop que pas assez.
Cela nous amène naturellement à la stratégie et à l’importance de savoir prompter correctement une IA.
Savoir prompter l’IA
Éviter la ressemblance / Éviter d’être générique
On est souvent tenté par la rapidité à laquelle on peut avoir toutes les informations aujourd’hui grâce à l’IA. Plus vous chercherez à obtenir des réponses rapidement, sans prendre le temps de bien formuler votre demande et de donner suffisamment de contexte, plus vous risquez de recevoir des réponses génériques.
En entreprise, écrire ou faire comme tout le monde, c’est aller à l’encontre de l’objectif même de la communication : se démarquer de ses concurrents.
Aujourd’hui, si on observe bien, de nombreux contenus et visuels se ressemblent. Tout le monde prend la même direction, car l’IA les a aidés, mais l’IA reste générique dans ses réponses, peu importe à qui elle s’adresse.
En rédaction.
On reconnaît de plus en plus certains traits typiques de l’IA :
- mêmes structures;
- mêmes tournures;
- mêmes accroches;
- vocabulaire générique;
- Utilisation récurrente des mêmes signes de ponctuation (tiret cadrin)
- textes très propres mais sans véritable personnalité.
Le risque n’est donc pas nécessairement d’avoir un mauvais texte, mais d’avoir un texte qui peut être utilisé par n’importe quelle entreprise sans qu’on remarque vraiment la différence.
En création visuelle.
L’IA peut créer rapidement une image qui peut vous sembler belle, mais elle ne remplacera jamais l’œil d’un directeur artistique ou d’un graphiste. Savoir hiérarchiser l’information, choisir une typographie spéciale, mettre en avant les bonnes informations, avoir une cohérence avec l’identité visuelle, etc : l’aspect stratégique d’une création visuelle n’est pas à négliger.
Aujourd’hui, de nombreuses affiches se ressemblent, car elles utilisent les mêmes typographies, les mêmes mises en scène ou encore les mêmes effets visuels. Le résultat peut donc paraître esthétique à première vue, mais finalement ne pas être adapté ni personnalisé à votre entreprise ou vos objectifs.
Le prompt
L’IA peut être très efficace pour une demande du type « Donne-moi 20 idées de publications LinkedIn. » mais une stratégie de communication ne consiste pas à produire uniquement 20 idées génériques.
Il faut déterminer pourquoi et comment on communique, à qui, avec quel message, sur quels canaux, à quel moment et avec quels objectifs.
L’idée ici est d’utiliser l’IA efficacement. En soi, le résultat donné par l’IA ne devrait pas être la finalité, mais plutôt un point de départ, une piste de réflexion.
Plus on lui délègue de tâches et de réflexion, plus l’œil critique devient important.
Ainsi, quand vous utiliserez l’IA pour votre communication professionnelle, demandez-vous :
- Est-ce que l’information est exacte?
- Est-ce que le ton ressemble à notre façon de communiquer?
- Est-ce pertinent pour notre audience? Est-ce que je comprends ce qui est écrit?
- Est-ce que son travail est à la hauteur de mes attentes? Est-il stratégiquement optimisé?
- Est-ce que quelqu’un ayant l’expertise nécessaire a validé le résultat?
Travailler avec l’IA tout en gardant un regard critique et une expertise humaine
Ainsi, l’IA peut être une véritable aide dans notre quotidien, qu’il soit professionnel ou non. Elle peut nous challenger, nous pousser à aller plus loin dans notre réflexion, nous aiguiller sur des pistes auxquelles on n’avait pas pensé, mais il est indispensable de toujours vérifier la source, les faits énoncés et de s’assurer que le résultat ne soit pas générique et qu’il reste fidèle à l’identité de l’entreprise ainsi qu’à ses objectifs.
Et surtout, il faut ajouter sa part de réflexion humaine et stratégique, sa touche créative ou personnelle dans le résultat final. C’est ce qui permettra à votre entreprise de faire la différence.
Dans un contexte professionnel, l’IA doit donc rester un outil complémentaire à notre travail. Elle peut nous aider à travailler plus efficacement et à pousser notre réflexion plus loin, mais elle ne peut pas remplacer notre expertise et diriger nos décisions finales.
L’enjeu n’est donc pas de choisir entre l’humain et l’IA, mais de comprendre où chacun apporte le plus de valeur.